Race anglaise ancienne à cinq doigts, réputée pour sa chair fine. Calme, bonne couveuse, elle pond 130 à 180 œufs blancs par an.
La poule Dorking est originaire de Angleterre (Surrey (bourg de Dorking)). Elle est classée comme rare, ce qui signifie que les élevages français jouent un rôle clé dans sa préservation.
Sa ponte annuelle (130-180 œufs) est modérée.
La Dorking est l'une des plus anciennes races de poules documentées. Dès le Ier siècle après J.-C., l'agronome romain Columelle décrivait des volailles à cinq doigts, à la poitrine large, qu'il tenait pour les meilleures. La tradition attribue aux Romains l'introduction de ces poules en Grande-Bretagne lors de la conquête de 43 après J.-C., même si cette filiation directe reste impossible à prouver. Ce qui est établi : la race s'est développée dans le sud-est de l'Angleterre (Surrey, Sussex, Kent) et tire son nom du bourg de Dorking, dans le Surrey, dont le marché était réputé pour ses volailles de table.
Fixée au XIXe siècle, la Dorking participe à la première exposition avicole de l'histoire, au zoo de Londres en 1845, puis figure au premier standard britannique publié en 1865. Elle est à l'origine de deux races majeures : la Sussex et la Faverolles française. Détrônée au début du XXe siècle par des races à croissance plus rapide, elle a frôlé la disparition ; son club de race britannique a été relancé en 1970 et la FAO la classe aujourd'hui « en danger, maintenue ». En France, elle reste confidentielle et recherchée des éleveurs de conservation.
Corps rectangulaire massif, dos long, poitrine large, pattes courtes et claires, peau blanche : la Dorking est construite pour la table. Sa signature est le cinquième doigt, placé au-dessus du pouce, exigé par le standard. Autre particularité rare : elle porte des oreillons rouges mais pond des œufs blancs. La crête est simple ou frisée selon les variétés. Le standard français reconnaît cinq coloris : le blanc, l'argenté-saumoné, l'argenté-saumoné foncé, le coucou et le rouge à liseré noir ; le standard britannique en compte aussi cinq (blanc, argenté-saumoné, rouge, foncé, coucou).
| Poids du coq | 4,5 à 6,35 kg |
| Poids de la poule | 3,5 à 4,55 kg |
| Ponte annuelle | 130 à 180 œufs selon les souches |
| Couleur des œufs | Blanc à crème |
| Masse des œufs | 55 à 65 g |
| Statut | Race menacée (FAO : en danger, maintenue) |
La Dorking est décrite par toutes les sources comme calme, docile et sociable. Elle se situe bas dans la hiérarchie du poulailler : évitez de la loger avec des races vives ou querelleuses, qui la domineraient. Elle s'éloigne peu de son poulailler, ce qui simplifie la gestion du parcours, mais reste une bonne fourrageuse malgré ses pattes courtes : sur un terrain herbeux, elle complète efficacement sa ration en insectes et verdure.
Son gabarit lourd fait qu'elle vole très peu : une clôture de 1,20 m suffit dans la plupart des cas. Prévoyez-lui un parcours enherbé et surtout un sol sain : la race craint l'humidité, un point signalé jusque dans le standard français. Litière sèche, abreuvoirs surélevés et zone abritée en hiver sont indispensables. La grande crête simple des coqs est sensible aux gelées ; en région froide, privilégiez les sujets à crête frisée ou protégez la crête par temps de gel. Côté alimentation, pas de régime particulier, mais la croissance est lente : maintenez un aliment riche en protéines plus longtemps que pour une race précoce si vous élevez des sujets destinés à la table.
Les chiffres divergent selon les sources : les références françaises proches du standard annoncent environ 130 œufs par an, tandis que les sources anglo-saxonnes créditent les bonnes souches fermières de 170 à 190 œufs. En pratique, comptez 130 à 160 œufs pour les lignées d'exposition disponibles en France, blancs à crème, de 55 à 65 g. Son vrai point fort : elle continue de pondre en hiver, quand la plupart des poules s'arrêtent. La maturité est lente et la première ponte plus tardive que chez les races modernes — consultez notre guide sur l'âge de première ponte race par race. Pour savoir ce que donnent réellement vos poules, suivez la ponte de vos Dorking semaine par semaine avec un compte gratuit Gallinoo.
La Dorking couve volontiers : les éleveurs américains observent une entrée en couvaison après une série de 35 à 50 œufs pondus. C'est une couveuse fiable et une excellente mère, historiquement utilisée pour couver les œufs d'autres races. L'incubation dure 21 jours — suivez notre tableau d'incubation jour par jour. Le cinquième doigt est visible dès l'éclosion et permet de vérifier la conformité des poussins ; il n'existe en revanche aucun autosexage. Attention enfin aux « pseudo-Dorking » à œufs bleus vendues sur les sites d'annonces : ce sont des croisements avec l'Araucana, à ne jamais introduire dans une souche pure sous peine de pollution génétique irréversible.
Aucune maladie propre à la race n'est documentée : la Dorking n'a pas de fragilité sanitaire particulière. Trois points de vigilance liés à sa morphologie et à sa rareté : les gelures de crête chez les sujets à grande crête simple, la sensibilité à l'humidité (sol et litière secs obligatoires), et la consanguinité, réelle dans une race aux effectifs réduits — choisissez des reproducteurs non apparentés. Son poids élevé impose aussi des perchoirs bas : une réception brutale peut blesser pattes et bréchet. En cas de démarche anormale, voyez notre article poule qui boite : 7 causes fréquentes.
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Faire le quiz →Le cinquième doigt est une particularité génétique (polydactylie) fixée par sélection depuis l'Antiquité : Columelle citait déjà au Ier siècle les poules à cinq doigts comme les meilleures. Placé au-dessus du pouce, ce doigt supplémentaire n'a aucune fonction, mais il est exigé par le standard de la race et visible dès l'éclosion.
Comptez 130 à 180 œufs par an selon les souches : environ 130 pour les lignées d'exposition proches du standard français, jusqu'à 170-190 pour les meilleures souches fermières selon les sources anglo-saxonnes. Les œufs sont blancs à crème et pèsent 55 à 65 g. Particularité appréciable : la Dorking continue de pondre en hiver.
Non. Le standard officiel (anglais, français et européen) est formel : la Dorking pure pond des œufs blancs. Les « Dorking » à œufs bleus vendues sur les sites d'annonces sont des croisements avec l'Araucana et ne doivent jamais être introduites dans une souche pure.
Oui, c'est l'une de ses qualités reconnues : elle entre en couvaison volontiers, généralement après avoir pondu une série de 35 à 50 œufs, et se montre une excellente mère. Elle était historiquement utilisée pour couver les œufs d'autres races.
C'est une race lourde de type chair : le coq pèse 4,5 à 6,35 kg et la poule 3,5 à 4,55 kg selon le standard. Sa chair fine, portée par une peau blanche, était la référence des marchés londoniens au XIXe siècle et lui vaut d'être comparée aux meilleures volailles de table.