Race ancienne d'Europe du Nord au plumage pailleté, la Hambourg est une pondeuse vive et rustique aux œufs blancs, excellente voilière.
La poule Hambourg est originaire de Pays-Bas (Côtes de la mer du Nord (Hollande)). Elle est classée comme rare, ce qui signifie que les élevages français jouent un rôle clé dans sa préservation.
Sa ponte annuelle (120-180 œufs) est modérée.
Contrairement à ce que son nom suggère, la Hambourg n'est pas une race allemande. Ses ancêtres sont d'une part de vieilles pondeuses hollandaises des côtes de la mer du Nord, connues depuis plusieurs siècles et surnommées « les poules qui pondent tous les jours », et d'autre part des volailles pailletées du nord de l'Angleterre (Lancashire et Yorkshire). La ville de Hambourg n'a servi que de port de transit de ces volailles vers l'Angleterre, où le nom « Hamburgh » s'est fixé dans les années 1840, lorsque les aviculteurs britanniques ont regroupé ces souches sous une même appellation pour l'exposition. Avant cela, la race circulait sous des noms variés : Moonies (en raison des pastilles rondes, en forme de lune) et Pheasant Fowl (« poule faisan », en raison de son plumage évoquant celui du faisan).
Les éleveurs hollandais ont fixé les variétés crayonnées, les Anglais ont développé les pailletées, la noire et la blanche. Arrivée aux États-Unis avant 1856, la race y a été inscrite au Standard of Perfection de l'American Poultry Association en 1874, avec six variétés. Excellente pondeuse à son époque, elle a été supplantée par la Leghorn à partir de 1890 et s'est raréfiée : la Livestock Conservancy la classe aujourd'hui parmi les races à surveiller, et elle reste peu courante en France.
La Hambourg est une volaille élégante et svelte, au corps allongé de type faisan, au port fier et au plumage abondant. Sa crête est frisée (une rosette terminée en épine chez le coq), ses oreillons blancs, ses yeux foncés, sa peau blanche et ses tarses bleu ardoise. Onze coloris sont reconnus, dont le plus répandu est l'argenté pailleté noir, au plumage blanc parsemé de pastilles noires : citons aussi le doré pailleté noir, les crayonnés (doré, argenté, citronné), le noir, le blanc, le bleu et le coucou. Il existe une variété naine, aujourd'hui plus diffusée que la grande race.
| Poids du coq | 2 à 2,5 kg (noire, argentée pailletée) ; 1,5 à 2 kg (autres variétés) ; naine : 950 g |
| Poids de la poule | 1,5 à 2 kg (noire, argentée pailletée) ; naine : 800 g |
| Œufs | Coquille blanche, 50 g minimum (35-40 g pour la naine) |
| Ponte annuelle | 120 à 180 œufs selon la souche (environ 140 pour la naine) |
| Bagues | Grande race : 16 mm (coq), 14 mm (poule) ; naine : 12 mm / 10 mm |
La Hambourg est vive, alerte et indépendante. C'est une fourrageuse remarquable qui explore sans relâche, se perche volontiers dans les arbres et supporte mal le confinement strict. Cette nervosité, héritée de générations d'élevage en semi-liberté, en fait une poule difficile à apprivoiser mais très douée pour échapper aux prédateurs. Les coqs tolèrent rarement un autre mâle dans le groupe. Ce n'est pas la race à choisir si vous cherchez une poule familière qui se laisse porter.
Prévoyez de l'espace : la Hambourg a besoin d'un grand parcours pour exprimer son comportement de fourrageuse. Elle vole très bien — c'est l'une des meilleures voilières parmi les races de poules — et une clôture classique de 1,50 m ne la retiendra pas : un filet de couverture ou une volière est nécessaire si le parcours est limité. Installez des perchoirs hauts, qu'elle recherche naturellement.
Côté climat, c'est une race rustique qui supporte bien le froid : sa crête frisée, plate et compacte, est peu exposée aux gelures. Elle n'a pas de besoin alimentaire particulier ; en parcours herbeux, elle couvre une part notable de sa ration en fourrageant — pour ajuster les apports, consultez notre guide complet de l'alimentation des poules.
Le surnom historique de « pondeuse quotidienne » et les 200 à 250 œufs rapportés par les auteurs du XIXe siècle ne correspondent plus aux souches actuelles, majoritairement sélectionnées pour l'exposition. Comptez de manière réaliste 120 à 180 œufs blancs par an selon la souche et l'âge, de calibre petit à moyen (50 g minimum au standard). Son vrai point fort est la régularité : elle pond correctement plusieurs années de suite, là où d'autres races s'effondrent après la deuxième saison. Les poulettes débutent tôt, vers 4 à 5 mois — voyez notre comparatif à quel âge une poule commence à pondre, race par race. Pour objectiver la production de votre troupeau, suivez la ponte de vos Hambourg semaine par semaine avec un compte Gallinoo gratuit.
L'instinct de couvaison a pratiquement disparu chez la Hambourg : ne comptez pas sur vos poules pour mener une couvée à terme. L'incubation artificielle est la voie normale — notre tableau d'incubation jour par jour vous guidera. La race n'est pas autosexable à l'éclosion. Les poussins sont réputés délicats les premières semaines et demandent une poussinière bien tenue ; passé ce cap, les sujets deviennent robustes et la croissance est rapide pour une race légère.
Aucune prédisposition pathologique spécifique n'est documentée chez la Hambourg : l'adulte est solide, résistant au froid comme à la chaleur. Deux points de vigilance tout de même : la fragilité relative des jeunes poussins, qui justifie une hygiène stricte en poussinière, et le tempérament nerveux de la race, qui supporte mal l'enfermement prolongé — un confinement forcé (période de grippe aviaire par exemple) devra être aménagé avec suffisamment d'espace et d'occupations pour éviter le picage.
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Faire le quiz →Historiquement surnommée « la poule qui pond tous les jours », la Hambourg actuelle pond de 120 à 180 œufs blancs par an selon la souche, de calibre petit à moyen (50 g minimum). Son atout est la régularité : elle maintient une ponte correcte plusieurs années de suite, et les poulettes débutent tôt, vers 4 à 5 mois.
Oui, et très bien : c'est l'une des races qui volent le mieux. Une clôture classique ne suffit pas à la contenir ; il faut un filet de couverture ou une volière si le parcours est limité. Elle se perche naturellement en hauteur, parfois dans les arbres.
C'est une poule vive, indépendante et farouche, excellente fourrageuse, qui supporte mal le confinement. Elle ne se laisse pas facilement apprivoiser et les coqs tolèrent rarement un autre mâle. Elle convient aux éleveurs qui disposent d'un grand parcours, pas à ceux qui cherchent une poule de compagnie.
Malgré son nom, elle n'est pas allemande : elle descend de vieilles pondeuses hollandaises des côtes de la mer du Nord, connues depuis plusieurs siècles, et de volailles pailletées du nord de l'Angleterre. Hambourg n'était que le port d'embarquement vers l'Angleterre, où le nom a été fixé dans les années 1840.
Non, l'instinct de couvaison a pratiquement disparu chez cette race. Pour obtenir des poussins, il faut recourir à l'incubation artificielle (21 jours) ou confier les œufs à une couveuse naturelle d'une autre race. Les poussins sont délicats les premières semaines puis deviennent robustes.