Poule néerlandaise aux œufs brun terracotta mouchetés parmi les plus foncés. Fermière rustique au plumage perdrix, environ 160 œufs par an.
La poule Welsumer est originaire de Pays-Bas (Welsum (Overijssel)). Elle est classée comme courante.
Sa ponte annuelle (160-200 œufs) est modérée.
La Welsumer tient son nom du village de Welsum, près de Deventer, dans l'est des Pays-Bas. Elle y a été façonnée au début du XXe siècle : les sources situent le début du travail de sélection entre 1900-1913 et 1916 selon les auteurs. Les éleveurs de la région ont croisé leurs volailles fermières de type perdrix avec des races établies : Barnevelder, Rhode Island Red, Leghorn perdrix, ainsi que des apports de Cochin et de Wyandotte perdrix. L'objectif était clair : une poule fermière productive pondant un œuf très foncé, alors très recherché sur les marchés.
La race est présentée officiellement en 1921 au Congrès mondial d'aviculture de La Haye, où elle attire immédiatement l'attention grâce à la couleur de ses œufs. Le standard néerlandais est établi dans les années qui suivent (1922-1923 selon les sources anglophones, adopté en 1929 selon les sources francophones — les deux dates circulent). Les premiers sujets arrivent en Angleterre vers 1927-1928, le standard britannique l'admet en 1930, et elle gagne les États-Unis vers 1928. Une naine a été créée par la suite.
La Welsumer est une fermière mi-lourde à port horizontal, au corps cylindrique, avec une crête simple, des yeux rouge orangé et des tarses jaunes. Le coloris emblématique est le perdrix roux (dit « rouille »). L'Entente Européenne d'Aviculture liste trois coloris pour la race — dont l'orange et l'argenté selon les pays — mais seul le perdrix roux est reconnu aux Pays-Bas, son berceau.
| Poids du coq | 2,75 à 3,25 kg (2,75-3 kg selon le standard français) |
| Poids de la poule | 2 à 2,5 kg |
| Naine | coq jusqu'à 1,3 kg, poule jusqu'à 1 kg |
| Œufs | brun terracotta foncé, souvent moucheté, minimum 65 g (40-47 g pour la naine) |
| Ponte annuelle | environ 160 œufs (grande race), environ 180 pour la naine |
Les descriptions varient légèrement selon les sources : le standard la décrit rustique et vive, tandis que les éleveurs amateurs la trouvent amicale, docile et facile à manipuler. En pratique, c'est une poule active, excellente fourrageuse, qui adore parcourir un terrain herbeux, mais qui s'intègre sans agressivité dans une basse-cour mixte et accepte le contact humain. Un bémol relevé par plusieurs éleveurs : elle peut se montrer bruyante quand quelque chose la dérange.
La Welsumer donne le meilleur d'elle-même avec un parcours où elle peut chercher une partie de sa nourriture, mais elle tolère bien la vie en parquet grillagé. Poule mi-lourde, elle n'est pas une grande voltigeuse : une clôture de hauteur classique suffit pour la plupart des sujets. Elle supporte bien le climat tempéré et l'hiver, avec une réserve : la crête simple du coq, assez développée, est sensible aux gelées. Aucune alimentation particulière n'est requise : une ration de pondeuse classique convient, complétée par ce qu'elle trouve au parcours.
C'est ici qu'il faut trier le vrai du marketing. Le chiffre de référence est d'environ 160 œufs par an pour la grande race ; de bonnes lignées fermières atteignent 200 (environ 4 œufs par semaine en pleine saison). Les annonces à 250 œufs, que l'on croise parfois, sont optimistes. La vraie valeur de la Welsumer est ailleurs : un œuf de minimum 65 g à la coquille brun terracotta foncé, souvent mouchetée, parmi les plus sombres du monde avicole avec celles de la Marans. Détail intéressant : le pigment brun est déposé en toute fin de formation de l'œuf — il peut se frotter légèrement, et la couleur pâlit à mesure que la saison de ponte avance. La ponte ralentit nettement en hiver, faute de lumière. Pour l'âge du premier œuf, la race ne montre ni précocité extrême ni retard notable : comptez la fourchette habituelle des races fermières, détaillée dans notre guide à quel âge une poule commence à pondre, race par race. Une Welsumer reste bien productive environ trois ans, sur une longévité qui peut atteindre neuf ans. Pour savoir où en est réellement chaque poule, suivez la ponte de vos Welsumer semaine par semaine avec un compte gratuit Gallinoo.
La Welsumer couve occasionnellement, en général pas avant la fin du printemps, et les éleveurs la jugent mère moyenne : si vous voulez des poussins, l'incubation artificielle est plus fiable — suivez notre tableau d'incubation jour par jour. Atout appréciable de la race : les poussins sont sexables dès l'éclosion. Les femelles présentent des marques de tête et de dos nettement plus foncées et mieux dessinées, tandis que celles des mâles sont plus floues et morcelées. La croissance est celle d'une fermière mi-lourde, sans difficulté particulière.
Aucune fragilité spécifique à la race n'est documentée : la Welsumer est considérée comme une poule solide, sans problème de santé inhabituel. Le seul point de vigilance concerne le coq, dont la grande crête simple peut geler lors des hivers rigoureux — un abri sec et hors courant d'air limite le risque. Pour le reste, les précautions habituelles s'appliquent (parasites, propreté du poulailler) ; notre guide complet des maladies des poules détaille les signes à surveiller.
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Faire le quiz →La Welsumer a été sélectionnée dès sa création pour la couleur brun terracotta foncé de ses œufs, souvent mouchetés. Le pigment brun est déposé en toute fin de formation de l'œuf, en surface de la coquille : il peut se frotter légèrement et la teinte pâlit au fil de la saison de ponte. C'est, avec la Marans, l'une des races aux œufs les plus foncés.
Le chiffre de référence est d'environ 160 œufs par an pour la grande race, et de bonnes lignées atteignent 200, soit environ 4 œufs par semaine en pleine saison. Les annonces à 250 œufs sont optimistes. Les œufs pèsent au minimum 65 g.
Elle couve occasionnellement, en général pas avant la fin du printemps, mais les éleveurs la considèrent comme une mère moyenne. Pour obtenir des poussins de façon fiable, l'incubation artificielle (21 jours) est recommandée.
Oui, c'est un des atouts de la race : dès l'éclosion, les femelles présentent des marques de tête et de dos plus foncées et mieux dessinées, tandis que celles des mâles sont plus floues et morcelées. Cela permet un tri précoce sans manipulation délicate.
La ponte ralentit nettement en hiver, comme chez la plupart des races fermières : la poule a besoin d'environ 14 heures de lumière par jour pour une ponte soutenue. Les œufs de début de saison sont aussi les plus foncés, la couleur pâlissant ensuite progressivement.